Chute de cheveux : causes et conséquences

Mis à jour le 15 mai 2026 — Lecture : 9 minutes

Alopécie androgénétique, alopécie totale ou partielle, pelade, stress... De nombreuses causes peuvent engendrer une chute de cheveux, avec des conséquences aussi bien physiques que psychologiques. Votre chute est-elle normale ou anormale ? Quelle en est la cause ? L'alimentation joue-t-elle un rôle ? Cet article fait le point sur les principales causes de la perte de cheveux et sur son impact psychologique, souvent sous-estimé. Rappelons qu'il a une vocation informative et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un dermatologue.

Sommaire

  1. Chute normale ou anormale ?
  2. Les échelles de mesure de l'alopécie
  3. Les principales causes de la chute
  4. L'impact psychologique
  5. Conseils utiles anti-chute
  6. Questions fréquentes

Chute normale ou anormale ?

Chaque individu perd en moyenne 30 à 100 cheveux par jour : c'est un phénomène parfaitement naturel, qui ne doit inquiéter personne. En revanche, il doit interpeller lorsque cette quantité dépasse nettement la norme. Une chute occasionnelle, due par exemple à un changement de saison (notamment en automne), peut persister 4 à 8 semaines, avec une augmentation de l'ordre de 2 à 4 fois supérieure à la normale. C'est alors que l'on peut la qualifier d'excessive et s'en préoccuper.

Les échelles de mesure de l'alopécie

Deux échelles de référence permettent de déterminer l'avancement d'une chute de type alopécie :

Pour les femmes : l'échelle de Ludwig

L'échelle de Ludwig classe l'alopécie féminine selon trois stades de densité décroissante, principalement sur le sommet du crâne.

Échelle de Ludwig pour l'alopécie féminine

Pour les hommes : l'échelle de Norwood-Hamilton

L'échelle de Norwood-Hamilton décrit les différents stades de la calvitie masculine, du dégarnissement des tempes jusqu'à la calvitie avancée.

Échelle de Norwood-Hamilton pour la calvitie masculine

Les principales causes de la chute

Les déséquilibres hormonaux

Certains troubles épisodiques peuvent être à l'origine de la chute, comme les déséquilibres hormonaux, qui touchent principalement les femmes pendant la grossesse ou après un accouchement, en période de ménopause, ou en raison de problèmes thyroïdiens, voire d'un ralentissement de l'hypophyse. Dans ces cas, un bilan hormonal peut orienter vers un traitement médical adapté.

L'hérédité et les hormones mâles

La chute des cheveux résulte le plus souvent d'une trop forte production d'hormones mâles, comme la testostérone : les hommes sont donc davantage touchés par la perte capillaire durable. Produite en excès, la testostérone se transforme en dihydrotestostérone (DHT), qui entraîne une croissance trop rapide du cheveu et épuise la racine. Affaiblie, celle-ci ne nourrit plus correctement le follicule, ce qui provoque une perte de densité et un dégarnissement progressif du crâne.

Quand la chute est liée à l'hérédité (facteur génétique), on parle d'alopécie androgénétique (gènes et hormones). Couplée à un déséquilibre hormonal, c'est la principale cause de chute (environ 95 % des hommes contre 40 % des femmes), résultant de la conjugaison d'un excès d'hormones mâles et d'une prédisposition génétique. La pelade peut aussi être en cause, mais il s'agit alors d'une perte localisée due à une maladie auto-immune.

Le stress et les chocs émotionnels

Les chocs émotionnels et le stress peuvent également favoriser la chute des cheveux. En agissant sur les glandes surrénales, ils perturbent le rythme de croissance et peuvent occasionner des pertes abondantes, dont les effets interviennent souvent plusieurs mois après un événement difficile (deuil, séparation...). Le stress agissant sur l'ensemble du métabolisme, retrouver de la sérénité et un sommeil réparateur aide à passer ce cap.

Les carences alimentaires

Un régime alimentaire déséquilibré peut entraîner des carences qui amplifient la chute. Les principaux éléments concernés sont le zinc, le soufre et les protéines (bases de la synthèse de la kératine), les acides aminés et oligo-éléments (dont une carence en cystine), ainsi que la vitamine B (renouvellement du follicule) et le fer (oxygénation).

Les traitements médicaux

Des traitements lourds comme la chimiothérapie peuvent entraîner une alopécie passagère ; la repousse est généralement constatée environ un mois après l'arrêt des soins. Quelles que soient les pathologies ou les médicaments concernés, seule une analyse de sang permet de définir précisément la nature et l'importance d'éventuelles carences.

Schéma de la chute de cheveux chez la femme

L'impact psychologique de la perte de cheveux

La perte de cheveux affecte les hommes comme les femmes, jeunes ou âgés, et ne doit pas être prise à la légère : elle dépasse généralement le « simple » désagrément esthétique. Pour beaucoup, une belle chevelure est associée à la santé, à l'assurance et à la confiance en soi. Lorsqu'elle se clairsème, voire évolue vers une calvitie, cela peut affecter l'image que l'on a de soi, en particulier face aux autres. Chacun réagit différemment, mais la plupart des personnes concernées partagent une charge émotionnelle plus ou moins importante.

Les personnes qui perdent leurs cheveux très jeunes peuvent éprouver un sentiment de frustration, comme dépossédées avant l'âge d'un élément lié à la jeunesse. Les médias véhiculent largement l'image d'une chevelure abondante synonyme de jeunesse et de séduction, ce qui peut accentuer le ressenti. Cet aspect psychologique et émotionnel ne doit pas être négligé chez celles et ceux qui vivent une chevelure clairsemée ou une calvitie précoce.

La crainte de se sentir moins séduisant

La préoccupation la plus répandue est l'impression de devenir physiquement moins attrayant. Pourtant, cette inquiétude est souvent bien plus forte chez la personne concernée que dans le regard de son ou sa partenaire : le principal souci du conjoint est généralement de voir l'autre affecté moralement, et non la calvitie en elle-même. Chez les femmes, l'alopécie est en général moins apparente, car moins fréquente et moins étendue que chez les hommes.

La peur de la discrimination

Perçue comme un marqueur de vieillissement, la calvitie peut faire paraître plus âgé qu'on ne l'est réellement. Certaines études ont mis en évidence des situations de discrimination, y compris dans le cadre professionnel. S'y ajoute parfois une sensation de perte de contrôle sur son corps : l'image renvoyée ne correspond plus à celle que l'on a de soi, d'autant plus quand les cheveux faisaient l'objet de compliments. Les cheveux étant l'une des rares parties du corps que l'on peut librement modifier (coupe, couleur, coiffage), leur perte peut être vécue comme une atteinte à l'expression de soi.

Heureusement, tout le monde ne réagit pas de la même façon : certains s'accommodent de ce changement, d'autres le vivent plus difficilement. Un bon équilibre psychologique et un environnement bienveillant font toute la différence. En cas de mal-être, il ne faut pas hésiter à s'informer et à en parler, voire à consulter un professionnel, pour mieux comprendre son ressenti et évacuer le stress lié à cette situation.

Quelques conseils utiles anti-chute

Que vous perdiez vos cheveux de façon abondante ou non, quelques bons gestes aident à préserver votre chevelure :

  • Massez votre cuir chevelu lors du shampoing : ce geste simple active la micro-circulation et élimine l'excès de sébum qui peut priver la racine d'oxygénation.
  • Brossez vos cheveux matin et soir pour éliminer les cellules mortes et répartir le sébum de la racine aux pointes. Préférez une brosse en fibre naturelle, qui respecte la fragilité du cheveu.
  • Utilisez un shampoing doux au pH neutre, et rincez abondamment à l'eau tiède, voire froide, pour resserrer les écailles.
  • Séchez à l'air libre plutôt qu'à l'air chaud, avec un frictionnement doux à la serviette.
  • Adoptez une alimentation équilibrée, essentielle au bon fonctionnement du système capillaire comme de tout l'organisme.

Lorsque la chute est importante ou irréversible, des solutions existent pour retrouver une apparence naturelle : le complément capillaire, le volumateur ou la perruque. Pour comprendre les différents types de chute, consultez aussi notre article sur les différents types d'alopécies.

Questions fréquentes

Combien de cheveux perd-on normalement par jour ?

La perte normale se situe autour de 30 à 100 cheveux par jour, selon les individus. C'est un phénomène naturel. Une chute nettement supérieure et durable doit amener à consulter un dermatologue.

Le stress peut-il faire tomber les cheveux ?

Oui. Les chocs émotionnels et le stress peuvent perturber le cycle de croissance du cheveu, via leur action sur les glandes surrénales. Les effets apparaissent souvent plusieurs mois après l'événement déclencheur. Retrouver de la sérénité et un bon sommeil aide à enrayer ce type de chute.

L'alimentation influence-t-elle la chute de cheveux ?

Absolument. Des carences en fer, zinc, soufre, protéines ou vitamine B peuvent amplifier la chute. Une alimentation équilibrée est essentielle à la bonne santé du cheveu. Une analyse de sang permet d'identifier d'éventuelles carences.

La perte de cheveux a-t-elle un impact psychologique ?

Oui, et il ne faut pas le sous-estimer. La perte de cheveux peut affecter l'estime de soi et la confiance, chez les hommes comme chez les femmes. En cas de mal-être, il est important d'en parler et, si besoin, de consulter un professionnel. Des solutions esthétiques existent par ailleurs pour retrouver une chevelure naturelle.

Que faire face à une chute irréversible ?

Lorsque la chute est définitive, le complément capillaire, le volumateur ou la perruque permettent de retrouver une apparence naturelle. Le choix dépend de l'étendue de la chute ; nos conseillers peuvent vous accompagner.


La chute de cheveux a des causes multiples — hormonales, génétiques, émotionnelles ou alimentaires — et des conséquences qui dépassent souvent l'esthétique. Cet article a une vocation informative et ne remplace pas un avis médical. Si vous vivez difficilement cette situation, n'hésitez pas à en parler à un professionnel ; et sachez que des solutions naturelles existent pour retrouver confiance.