Les principaux types d’alopécie : les reconnaître sans s’autodiagnostiquer
Mis à jour le 9 août 2026 — Lecture : 8 minutes
Le mot alopécie désigne une perte anormale de cheveux ou de poils. Il ne correspond pas à une cause unique : une chute progressive sur les tempes, une perte diffuse apparue après un événement marquant et des plaques soudaines n’orientent pas vers les mêmes situations. L’examen du cuir chevelu par un médecin, généralement un dermatologue, reste indispensable pour établir un diagnostic et proposer une prise en charge adaptée.
À retenir : cette page aide à comprendre les principales formes d’alopécie, mais elle ne permet pas de déterminer seul la cause d’une chute de cheveux.
Sommaire
- Alopécie, chute diffuse ou perte localisée : quelles différences ?
- Tableau des principaux types d’alopécie
- Alopécie androgénétique
- Effluvium télogène ou chute diffuse
- Pelade ou alopecia areata
- Autres alopécies localisées ou cicatricielles
- Quand consulter ?
- Quelles solutions esthétiques après le diagnostic ?
- Questions fréquentes
Alopécie, chute diffuse ou perte localisée : quelles différences ?
Une personne perd naturellement des cheveux au cours de leur cycle de renouvellement. La Société Française de Dermatologie indique qu’une perte quotidienne de l’ordre de 50 à 100 cheveux peut être physiologique. Le comptage reste toutefois approximatif : ce sont surtout un changement durable de densité, une chute inhabituelle ou l’aspect du cuir chevelu qui doivent alerter.[1]
Le médecin distingue notamment :
- une perte localisée, limitée à certaines zones ;
- une perte diffuse, ressentie sur l’ensemble du cuir chevelu ;
- une alopécie non cicatricielle, dans laquelle les follicules sont encore présents ;
- une alopécie cicatricielle, plus rare, dans laquelle les follicules sont détruits et nécessitent une prise en charge médicale rapide.
Tableau des principaux types d’alopécie
| Forme | Aspect fréquent | Évolution habituelle | Conduite à tenir |
|---|---|---|---|
| Alopécie androgénétique | Éclaircissement progressif selon une répartition caractéristique | Progressive, avec miniaturisation des cheveux | Diagnostic clinique et avis médical sur les traitements possibles |
| Effluvium télogène | Chute diffuse sur l’ensemble du cuir chevelu | Souvent décalée de deux à trois mois après un événement déclencheur et fréquemment réversible | Rechercher la cause avec un professionnel de santé si la chute est importante ou persiste |
| Pelade ou alopecia areata | Plaques soudaines, souvent rondes ou ovales et bien délimitées | Évolution variable et parfois récidivante | Consultation dermatologique |
| Alopécie cicatricielle | Zones parfois lisses ou brillantes, avec rougeur, douleur, squames ou inflammation possibles | Destruction définitive des follicules dans les zones atteintes | Consultation médicale rapide |
Ces descriptions sont des repères généraux. Plusieurs causes peuvent se ressembler ou coexister : l’aspect visuel ne suffit donc pas à poser un diagnostic.
L’alopécie androgénétique
L’alopécie androgénétique, communément appelée calvitie, associe une prédisposition génétique, l’action des androgènes sur des follicules sensibles et le temps. Il ne s’agit pas simplement d’un « excès de testostérone ». Chez les personnes prédisposées, certains follicules se miniaturisent progressivement : les cheveux deviennent plus fins, plus courts et couvrent moins bien le cuir chevelu.[2]
Chez l’homme
La perte commence souvent au niveau des golfes temporaux et du sommet du crâne. Elle peut progresser jusqu’à ne laisser qu’une couronne de cheveux sur les côtés et à l’arrière. Elle peut débuter tôt, mais son évolution varie fortement d’une personne à l’autre. Pour approfondir la forme masculine, consultez notre guide sur les premiers signes et les stades de la calvitie chez l’homme.
Chez la femme
L’éclaircissement touche plus fréquemment le dessus du crâne et élargit progressivement la raie centrale, tandis que la lisière frontale est généralement conservée. Avant de conclure à une alopécie androgénétique féminine, le médecin peut rechercher d’autres causes ou facteurs associés selon le contexte.

L’effluvium télogène ou chute diffuse
L’effluvium télogène correspond au passage simultané d’un grand nombre de cheveux vers la phase de chute. Il peut apparaître deux à trois mois après un événement déclencheur, par exemple un accouchement, une maladie accompagnée de fièvre ou un choc émotionnel intense. Il est généralement diffus et souvent réversible en quelques mois, mais sa durée et sa cause doivent être évaluées si la chute persiste.[1]
D’autres situations peuvent provoquer ou aggraver une chute diffuse : déficit en fer, trouble thyroïdien, changement hormonal, certains médicaments ou maladie générale. Une prise de sang n’est pas systématique ; elle est prescrite par le professionnel de santé lorsqu’elle est pertinente.

La pelade ou alopecia areata
La pelade et l’alopecia areata désignent la même maladie inflammatoire auto-immune. Elle provoque une perte soudaine de cheveux ou de poils, le plus souvent sous forme de plaques bien délimitées. Elle peut aussi toucher la barbe, les sourcils ou les cils. Son évolution est variable : une repousse est possible, mais des récidives peuvent survenir.[3]
Une plaque sans cheveux ne doit toutefois pas être attribuée automatiquement à une pelade. Une infection, une traction répétée, une inflammation ou une autre maladie du cuir chevelu peuvent présenter un aspect différent ou parfois trompeur.
Autres alopécies localisées ou cicatricielles
Alopécie de traction
Des coiffures très serrées, certaines extensions ou une tension répétée sur les mêmes zones peuvent entraîner une alopécie de traction. Lorsqu’elle se prolonge, elle peut finir par endommager durablement les follicules. Réduire la traction ne dispense pas d’un avis médical si la perte est visible ou persiste.
Teigne du cuir chevelu
La teigne est une infection par un champignon. Elle peut associer plaques, cheveux cassés, squames, démangeaisons ou inflammation. Elle est contagieuse et nécessite un diagnostic ainsi qu’un traitement médical ; elle ne doit pas être confondue avec la pelade.
Alopécies cicatricielles
Les alopécies cicatricielles sont plus rares. Elles détruisent les follicules et peuvent s’accompagner de rougeurs, douleur, démangeaisons, squames ou modification de l’aspect du cuir chevelu. Une prise en charge précoce vise à limiter leur progression.[1]
Quand consulter ?
Un avis médical est particulièrement indiqué lorsque :
- la chute apparaît brutalement ou forme des plaques ;
- la densité diminue rapidement ou continue de baisser ;
- le cuir chevelu est rouge, douloureux, squameux, croûteux ou très prurigineux ;
- les sourcils, les cils ou d’autres poils sont également touchés ;
- la chute survient chez un enfant ;
- elle s’accompagne d’autres symptômes ou affecte fortement le bien-être.
Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique. Une trichoscopie, des analyses biologiques ou plus rarement une biopsie peuvent être proposées selon la situation ; ces examens ne sont pas systématiques.
Pour approfondir la démarche d’orientation, consultez également notre guide sur les causes possibles d’une chute de cheveux et les signes à surveiller.
Quelles solutions esthétiques après le diagnostic ?
Les solutions capillaires ne traitent pas la cause d’une alopécie et ne remplacent pas un suivi médical. Elles peuvent en revanche aider à masquer une perte temporaire ou définitive et à retrouver une apparence choisie :
- un complément capillaire peut couvrir une zone partielle ;
- un volumateur capillaire peut apporter de la densité lorsque des cheveux sont encore présents ;
- une perruque peut convenir lorsque la perte est étendue ou totale.
Pour distinguer ces dispositifs, consultez notre guide des prothèses et compléments capillaires. Pour une orientation spécifiquement féminine, vous pouvez également lire notre guide du complément capillaire pour femme.
Questions fréquentes
La pelade et l’alopecia areata sont-elles différentes ?
Non. Alopecia areata est le nom international de la pelade. Il s’agit d’une maladie inflammatoire auto-immune qui provoque souvent des plaques soudaines de perte de cheveux ou de poils.
Une chute diffuse est-elle toujours un effluvium télogène ?
Non. L’effluvium télogène est une cause fréquente de chute diffuse, mais une carence, un trouble thyroïdien, un médicament, une alopécie androgénétique ou une autre affection peuvent également être en cause. Seul un professionnel de santé peut les distinguer.
L’alopécie androgénétique est-elle due à trop de testostérone ?
Pas nécessairement. Elle dépend surtout de la sensibilité génétique de certains follicules à l’action des androgènes, ainsi que du temps. Un taux hormonal anormal n’est donc pas indispensable pour développer une alopécie androgénétique.
Les cheveux repoussent-ils après une alopécie ?
Cela dépend de la cause. La repousse est fréquente après un effluvium télogène et possible dans la pelade, mais elle est variable. Dans une alopécie cicatricielle, les follicules détruits ne peuvent plus produire de cheveux. L’alopécie androgénétique est progressive, même si des traitements médicaux peuvent parfois la ralentir ou favoriser une repousse partielle.
Sources médicales consultées
- Société Française de Dermatologie — Tout savoir sur l’alopécie, publiée le 14 avril 2026.
- Société Française de Dermatologie — Tout savoir sur l’alopécie androgénétique, mise à jour le 10 avril 2026.
- Société Française de Dermatologie — Tout savoir sur la pelade, publiée en 2025.
Contenu informatif fondé sur les sources ci-dessus, consultées le 9 août 2026. Il ne remplace ni un diagnostic ni un traitement médical.